mercredi 9 avril 2008

Rencontre avec Bruno Pascal Chevalier

NON aux franchises médicales

Le Mouvement des Jeunes Socialistes à la rencontre de
Bruno Pascal Chevalier

La grève de soins d'un malade du SIDA en réaction à la mise en place de la franchise "médicale"
« Je mène cette grève des soins pour protester contre ces franchises qui vont à l'encontre du principe de solidarité et parce qu’elles conduisent inévitablement un grand nombre de nos concitoyens à repousser des soins pourtant nécessaires. »


MJS : peux-tu te présenter et expliquer ta démarche ?

BP : Je m'appelle Bruno Pascal Chevalier, j'ai 45 ans, je suis travailleur social dans le CCAS de Morsang-sur-Orge, je suis responsable de ce service. Je suis militant associatif et engagé politiquement depuis de nombreuses années.
Dans ma vie quotidienne et professionnelle, je suis témoin tous les jours des grandes difficultés que rencontrent les malades aujourd'hui, moi y compris, face à l'accès aux soins. De plus en plus de gens sont en situation de grande difficulté, parce qu'ils ont peu de ressources, ou parce qu’ils ont de petites allocations. Quand des personnes se retrouvent en invalidité avec 628 euros par mois, je me demande comment elles font pour payer leur loyer. Aujourd'hui, c’est une franchise de plus qui s'ajoute à celle de Douste Blazy (déjà plafonnée à 50 euros). Cela veut dire, concernant les consultations : 1 euro prélevé par consultation et non remboursé, 50 centimes par boite de médicament, 1 euro par acte. A cela s'ajoutent tous les déremboursements, le gouvernement fait passer des médicaments utiles en médicaments de confort. Je me dis donc que l'on ne peut pas en rester là. Ce que nous voyons aujourd'hui, ce qu'ils nous préparent sournoisement, et même, désormais sans se cacher. J'ai vu Madame Bachelot. C'est un système de sécurité sociale qui laissera seulement la possibilité à ceux qui ont les moyens de pouvoir se soigner, les autres on les laissera au bord de la route.

BP¨: Sur le long terme déjà, on sait très bien que ça ne restera pas à 50 euros de franchise, c'est une remise en cause du 100%. On nous dit que les caisses sont vides, mais il y a d'autres choix possible aujourd'hui. Tous les cadeaux fiscaux, ils sortent d’où ? Là on s'attaque aux plus faibles. La sécurité sociale a été créée pour que les bien portants viennent en aide de manière solidaire a ceux qui en ont le plus besoin. Là, les malades payent pour les malades, c'est scandaleux!

MJS : Que penses-tu des dernières annonces de Sarkozy, où il a parlé de responsabilisation des malades?

BP : Je dirais que ça me met en colère. Comment est ce qu'on va responsabiliser les malades? La on a le discours que la droite a toujours tenu, comme pour les bénéficiaires du RMI : « ceux-ci, comme les malades, ce sont des gens qui abusent du système ». Ha bon? Les handicapés avec leur statut disent bien : « vous me prenez mon handicap, je vous donne mon statut », et bien pour les malades, c'est la même chose. Les médicaments sont nécessaires, ce n'est pas un plaisir de tomber dans la maladie.


MJS : Explique-nous la nature du rassemblement du 12 avril.

BP : Au regard de l'ensemble des pétitions qui ont été recueillies dans toute la France : 250 000 par la CGT, 170 000 par nous, la CFDT aussi, ainsi que d'autres organisations, on se dit qu'il y a un vrai mouvement, une vraie opposition qui se met en place aujourd'hui. Il faut montrer au grand jour cette colère. C'est aussi une demande de beaucoup de citoyens qui nous disent « maintenant il faut qu'on passe à l'action ». Donc symboliquement, l'idée est de montrer au gouvernement ce que ça veut dire que d’être malade. On va donc déposer des boîtes de médicaments, qui représentent 4 mois de soins. Ce sont 4 mois de franchises prélevées. Comment allons-nous faire les mois suivants? C'est un symbole, la santé : oui, c'est des médicaments, oui, ce sont des actes. Ce n'est pas un choix, nous ne sommes pas coupable d’être malade !

Il faut prévenir les jeunes. On est train de se battre pour garder tout ce qu'on a acquis. On ne se bat plus pour gagner des choses, mais pour préserver celles que l'on a. Quand on parle de pouvoir d'achat, la santé ça en fait parti. Quand on n'a plus de moyen, on ne peut plus se soigner décemment. Regardez autour de vous, dans votre famille, il y a sûrement quelqu'un qui souffre d'une pathologie.



COMMUNIQUE DE PRESSE

La droite ne cesse de démanteler notre système de santé. La mise en place du parcours de soins et les franchises médicales ont de graves conséquences en terme de santé publique. La tarification à l’activité, en instaurant une logique de rentabilité, amène à des difficultés de gestion pour les hôpitaux et la prise en charge des patients. Nous voulons le maintien d’un système de santé juste et solidaire et tenons à rappeler que la santé n’est pas une marchandise.

Le Mouvement des jeunes socialistes soutient Pascal Bruno Chevalier
dans son action contre les franchises médicales tout en souhaitant que la grève des soins qu’il a entamée soit la plus courte possible. Pascal Bruno Chevalier, malade du SIDA n’appelle pas à la grève des soins généralisée. Son action permet de révéler les conséquences sociales de mise en place des franchises médicales. Il souhaite alerter l’opinion publique sur les difficultés de plus en plus nombreuses des personnes handicapées, âgées, invalides mais aussi les personnes en situation précaire qui repoussent leurs soins, voire qui ne peuvent plus faire face à leur dépense de santé.

Le Mouvement de Jeunes socialistes est opposé aux franchises médicales depuis le début. En plus de creuser les inégalités sociales de santé, elles vont éloigner encore plus les plus précaires de l’accès aux soins

Venez déposer vos boîtes de médicaments vides
Devant le
Ministère de la Santé
8 avenue de Ségur - Paris 7ème
Métro Ecole Militaire (ligne 8) ou Saint François-Xavier (ligne 13 )


Signez la pétition en ligne :http://www.appelcontrelafranchise.org/

FLEXI-PRÉCARITÉ : L’APPEL JEUNES

FLEXI-PRÉCARITÉ : L’APPEL JEUNES

NON au projet de loi sur la modernisation du marché du travail

Sécurité pour le patronat, précarité et flexibilité pour les salariés : NON au projet de loi sur la "modernisation" du marché du travail ! Le projet de loi sur la "modernisation" du marché du travail traduit dans les textes un certain nombre de dispositions issues de l’Accord National Interprofessionnel (ANI) du 11 janvier 2008, signé par quatre organisations syndicales à l’issue d’une très discrète "négociation" débutée en septembre dans un cadre et un délai préétablis par le gouvernement. La CGT n’a pas signé cet accord.

Deux ans après le mouvement ayant obtenu le retrait du CPE, qui contestait déjà la généralisation des contrats précaires que voudrait nous imposer le MEDEF, c’est désormais l’ensemble des travailleurs qui est la cible de ce projet de loi puisque les modifications du code du travail prévues auront aussi un impact sur les contrats déjà signés, tout en facilitant pour l’employeur la possibilité de modifier unilatéralement le contrat de travail.

Ce texte contient des reculs inacceptables :
- Allongement de la période d’essai (jusqu’à 8 mois dans certains cas) ;
- Nouveau contrat de travail précaire dont la durée serait conditionnée à la réalisation d’un projet ;
-Séparabilité à l’amiable (faisant croire que n’importe quel salarié peut négocier son départ) ;
- Entraves sans précédent au droit d’accéder aux prud’hommes ;
- Suppression de l’indemnité spécifique de licenciement économique.

Nous considérons que notre avenir mérite mieux que ça. Dès maintenant, préparons une riposte d’ensemble et unitaire !

Une riposte s’impose Nous, organisations de jeunesse politiques, syndicales et associatives :
- alertons et informons les salariés et futurs salariés sur le contenu de ce projet de loi et sur l’accord du 11 janvier
- exigeons le retrait de la loi sur la "modernisation" du marché du travail
- appelons les retraités, salariés, jeunes travailleurs, étudiants et lycéens à se joindre aux mobilisations qui seront organisées à l’occasion de l’examen de ce texte.

Cette réforme n’est pas une attaque isolée : elle s’inscrit dans la politique de démantèlement du droit du travail et de la protection sociale. Dans cette logique, une renégociation de l’assurance chômage est également prévue pour le premier semestre 2008.

La volonté du gouvernement est claire et assumée : démanteler les droits sociaux issus de 60 ans de luttes sociales.

Premiers signataires : AL, FSE, Génération Précaire, JCR, Jeunes Verts, JC, Jeunes CGT, JRG, MJS, SUD Etudiant, SUD Lycées 75, Zone d’Ecologie Populaire


Meeting le mercredi 9 avril 2008 à 18h30,
Bourse du Travail - Paris - M° République

jeudi 24 janvier 2008

Rapport Attali ou le libéralisme pour les nuls

Ce matin, Jacques Attali a présenté son rapport de plus de 300 pages proposant à Nicolas Sarkozy de prendre 300 décisions qui, selon lui, libéreraient enfin la croissance française.

La leçon du professeur Attali est bien connue : Flexibilité pour les salariés, baisse d’impôts pour les entrepreneurs, casse des protections sociales, le tout teinté d’un soupçon de sentimentalisme écologique qui ne dupe personne.

Ce rapport transpire d’une vision naïve d’une mondialisation créatrice de richesse, qui fait reculer la pauvreté. Il occulte totalement les inégalités de développement mais aussi et surtout la qualité de cette croissance.

Il n’y a strictement aucune autre proposition à part une stricte application d’une simple politique de l’offre dans laquelle le problème du pouvoir d’achat se limiterait à un simple problème de prix élevés.

Quand ce Gouvernement se décidera-t-il enfin à prendre en compte le fait que les salaires n’augmentent pas suffisamment par rapport aux profits des actionnaires, des tenants du patrimoine ?

Jacques Attali est totalement en accord avec les néo-libéraux qui sont aveuglés par leurs fantasmes d’une prétendue rigidité du marché du travail, avec des salariés qui ne seraient pas mobile. Selon l’OCDE, les expériences d’assouplissement des codes du travail dans les autres pays n’ont jamais fait baisser le chômage. La France a un taux de mobilité de ses travailleurs particulièrement élevé, le vrai problème réside dans le fait que ce sont toujours les mêmes qui changent de travail : les précaires et les jeunes.

Le Mouvement des Jeunes Socialistes met un zéro pointé à Jacques Attali et lui demande de revoir sa copie au plus vite.

jeudi 17 janvier 2008

Sans papier : Nous refusons de fermer les yeux !



Le Mouvement des Jeunes Socialistes qui réunissait ce week-end son Conseil National, a décidé d’interrompre ses débats pour mener une action coup de poing à 13h le samedi 12 janvier.

Afin de dénoncer la traque des sans papiers organisée par Nicolas Sarkozy et mise en œuvre par Brice Hortefeux, les militants socialistes se sont rassemblés devant la préfecture de Police. Certains déguisés en Nicolas Sarkozy brandissaient des pancartes « halte aux étrangers » et n’hésitaient pas à donner quelques coups de matraque (en plastique bien entendu ) à d’autres militants munis de masques de couleur et de pancartes affichant des slogans du type « pour nous la France est devenue une zone de non droit ».

Antoine Détourné, président du MJS a déclaré devant les militants encerclés par les forces de police et les passants : « Par cette mise en scène un peu théâtrale, c’est notre indignation que nous affichons face à une situation contraire aux principes des droits de l’homme que la France a toujours défendu. »

mardi 8 janvier 2008

Politique de civilisation ou irresponsabilité sur fond de démagogie !

Le Mouvement des Jeunes Socialistes dénonce la politique de civilisation annoncée par Nicolas Sarkozy qui ne fait qu’éloigner la politique étrangère et la diplomatie française de leurs principes fondamentaux.

Le Président de la République affirme que l’accueil fastueux réservé à Kadhafi est légitime car la France se doit d’accueillir les chefs d’Etat de manière décente et méprise la question sur les félicitations adressées à Vladimir Poutine. Il semble que la politique de civilisation, ce n’est pas « remettre l’homme au cœur de la politique » comme l’affirme Nicolas Sarkozy mais plutôt mettre l’irresponsabilité au cœur de la politique internationale.
Par ailleurs, lorsque le chef de l’Etat annonce sa volonté d’élargir le G8 à la Chine, à cinq autres pays, il oublie de mentionner que cette instance n’a aucune légitimité quelle qu’elle soit. Au contraire, une réforme d’ampleur doit être menée au niveau des institutions internationales qui ne devra pas consister en un simple « toilettage » du Conseil de Sécurité de l’ONU comme l’a proposé Nicolas Sarkozy.

En matière de droit des étrangers, la traque continue. Nicolas Sarkozy persiste et signe dans une politique des quotas inhumaine puisqu’il vient de fixer à Brice Hortefeux un objectif de 26 000 expulsions pour 2008 et 28 000 en 2010. Interpellé à juste titre par une journaliste sur l’assimilation des sans-papiers à des criminels, recherchés par la police comme tels, Nicolas Sarkozy a refusé d’assumer la situation indécente des étrangers en situation irrégulière. Le Mouvement des Jeunes Socialistes dénonce cette conception dénaturée de la « civilisation » et sera attentif à la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire sur les conditions de rétention des étrangers en instance d’expulsion.

lundi 24 décembre 2007

Joyeuses Fêtes!

Le Mouvement des Jeunes Socialistes
de l'Essonne
vous souhaite de
TRES JOYEUSES FETES DE FIN D'ANNEE!!!

vendredi 21 décembre 2007

Nicolas Sarkozy et la laïcité catholique !


Nicolas Sarkozy, Président de la République Française, a entrepris hier un voyage officiel au Vatican. Ce micro Etat situé à Rome, a pour particularité d’être dirigé par un homme, le Pape, à la fois chef d’Etat et souverain de l’Eglise Catholique. C’est donc auprès de Benoît XVI, le successeur du pape Jean-Paul II, que Nicolas Sarkozy s’est entretenu de la situation politique internationale. Rien de plus normal dans une rencontre entre chefs d’Etats.
Pourtant, le Président français, en se recueillant dans la basilique St Pierre, en récitant ostensiblement et publiquement ses prières, en mettant en avant sa conception d’une « laïcité positive », en invoquant les « racines essentiellement chrétiennes de la France », en prônant la réconciliation de la France cléricale et de la France révolutionnaire, en disant qu’il n’est pas de bonne politique sans référence à une « transcendance », en faisant paraître la Présidence comme un sacerdoce ou en étant fait « chanoine honoraire de St Jean de Latran », piétine la laïcité « à la française ».
Nous parlons de cette Laïcité dont le texte fondateur est la Loi de Séparation des Eglises et de l’Etat de 1905 et qui repose sur la liberté de conscience des citoyens, sur la séparation du religieux et du politique et sur l’égalité en droits et en devoirs des citoyens. Nous parlons ce cette laïcité qui n’a pas à être ni négative ni "positive" comme l’entend Nicolas Sarkozy, mais juste neutre à l’égard de toutes les religions cantonnées à la sphère privée des citoyens. C’est cette Laïcité, si chère au Mouvement des Jeunes Socialistes, qui offre à tous les citoyens, quelles que soient leurs couleurs, leurs religions, leurs croyances, leurs opinions, la possibilité d’être unis et égaux dans la République.
Les convictions de Nicolas Sarkozy - l’homme - ne regardent que lui. L’attitude d’un Chef de l’Etat de la République Française concerne tous les citoyens. Nicolas Sarkozy peut croire. Le Président de la République n’en a pas le droit. Ces manifestations clairement ostentatoires faites par Nicolas Sarkozy d’une appartenance religieuse, si elles sont punies dans nos services publics, dans nos collèges et nos lycées, devraient aussi être sanctionnées pour le Président.
Le Mouvement des Jeunes Socialistes, avec la plus grande fermeté, condamne l’attitude et les propos de Nicolas Sarkozy et appelle la gauche et les citoyens tenant à la Laïcité à manifester leur désapprobation. Avec force, nous affirmons que la France n’est plus la « Fille aînée de l’Eglise » mais bien une « République indivisible, laïque, démocratique et sociale ».